De nos jours, les toitures-terrasses sont de plus en plus en vogue. On les voit dans de nombreux ouvrages, et particulièrement sur des bâtiments de grande envergure (immeubles résidentiels, commerciaux, entreprises). Ce type de toit propose de nombreuses possibilités de configuration et d’aménagement, que ce soit pour des raisons architecturales, décoratives ou pratiques. Et bien que les maisons individuelles conservent majoritairement les toits en pente, les toits plats sont de plus en plus appréciés pour le volume d’espace offert sous la toiture, sans compter le potentiel fourni par les toit-terrasses accessibles.


Étanchéité de bâtiment : de quoi s’agit-il ?
Définition générale
Par définition, l’étanchéité de bâtiment correspond à la capacité d’une structure à être étanche, c’est-à-dire à ne laisser aucune infiltration d’eau ni d’air dans la structure. Les travaux d’étanchéité sont d’une importance majeure pour la construction, la rénovation ou l’entretien d’un bâtiment. Un ouvrage étanche améliore non seulement le confort de ses occupants, mais il préserve aussi la robustesse et la durabilité du bâtiment.
L’étanchéité de bâtiment protège la structure contre des désagréments dont les dégâts peuvent être considérables. Certains phénomènes peuvent signaler un défaut d’étanchéité :
- Apparition de moisissures sur les murs et dans le reste des surfaces
- Phénomène de condensation
- Effet de courant d’air
- Mauvaise ventilation des locaux
Rendre un bâtiment étanche signifie qu’on installe les dispositifs nécessaires, pour rendre la structure imperméable à l’air et à l’humidité. C’est pourquoi on distingue les travaux qui relèvent d’une étanchéité à l’air des travaux de ceux qui relèvent d’une étanchéité à l’eau.
Cas de l’étanchéité à l’eau
L’étanchéité à l’eau d’un bâtiment correspond à toutes les dispositions techniques permettant à une structure de ne subir aucune infiltration d’eau ni d’humidité. Dans ce contexte, on doit porter une vigilance particulière aux travaux de toiture, du fait des différents cas de figure (toit-terrasses, toits inclinés). Ainsi, c’est la DTU 43.1 qui encadre les prescriptions relatives à l’étanchéité d’une toiture.
Les conséquences d’une mauvaise étanchéité à l’eau sont nombreuses : fissurations et auréoles sur les murs, stagnation des eaux de pluies, dégradation de la toiture et de l’intérieur d’une habitation. Si ces signes indiquent que l’habitat nécessite un entretien ou une rénovation efficace, ils peuvent générer la chute de certains morceaux de matériaux, voire l’effondrement du bâtiment. Quant à la santé des personnes, un mauvais taux d’humidité dans les locaux génère non seulement des odeurs nauséabondes, mais aussi un mal-être chez les personnes. Et dans les cas les plus préoccupants, une mauvaise étanchéité à l’eau peut provoquer des troubles respiratoires comme la bronchite ou l’asthme.
Quels sont les différents travaux pour une étanchéité de bâtiment en toiture ?
Les solutions indispensables pour une étanchéité de toiture
Une étanchéité de toiture se caractérise par un revêtement de toit solide, une bonne isolation de toit et une charpente robuste. Il existe plusieurs solutions pour imperméabiliser la toiture et la rendre étanche à l’air.
Le revêtement de toiture
Suivant le matériau choisi en toiture et l’efficacité des fixations, l’étanchéité peut être plus ou moins bien assurée. On peut privilégier une couverture métallique, en tuiles ou en ardoises, tandis que la terre cuite doit être évitée en toiture. C’est un matériau poreux, dont l’étanchéité diminue au fil du temps. Autrement, il faut recourir à un traitement hydrofuge.
L’écran de sous-toiture
Par principe, la simple pose d’un revêtement en couverture est insuffisante pour garantir un toit étanche. C’est pourquoi on ajoute une deuxième couche sous la toiture, appelée « écran de sous-toiture ». Cet écran renforce l’imperméabilisation du toit contre l’infiltration d’eau et d’air. Actuellement, on privilégie surtout la pose d’un écran HPV (hautement perméable à la vapeur d’eau).
Le pare-vapeur
Le pare-vapeur est une membrane d’étanchéité que l’on fixe sur le côté intérieur de l’isolant. Il réduit le risque d’une transmission d’eau dans les parois de la structure. Il protège l’isolant de l’humidité, ce qui limite les déperditions énergétiques.

Quelques sources de fuites potentielles en toiture
Hormis le revêtement de la couverture et l’écran de sous-toiture, il faut porter une attention particulière sur certaines zones en toiture,
notamment celles qui représentent un risque d’infiltration d’eau et d’air. La disposition des abergements et des jonctions nécessite
ainsi un travail précautionneux pour assurer une étanchéité optimale de l’habitation.
Les différentes membranes d’étanchéité en toiture
Membrane d’étanchéité EPDM
La membrane EPDM appartient à la famille des élastomères. C’est un revêtement synthétique, très résistant et souple. Il s’adapte parfaitement aux toits plats comme aux toits en pente, et quelle que soit l’accessibilité de la couverture.
En plus de bénéficier d’une forte élasticité qui lui permet de mieux absorber les chocs, une membrane EPDM peut généralement durer jusqu’à 50 ans voire plus. Enfin, c’est un matériau entièrement recyclable, ce qui est bénéfique pour l’environnement.
Membrane en PVC
Particulièrement prisée pour sa légèreté, une membrane PVC est un revêtement thermoplastique et étanche. Grâce à une polyvalence exceptionnelle, elle est très facile à manipuler. Cela simplifie d’ailleurs sa pose en toiture. Par ailleurs, la membrane PVC est facile à entretenir, et se décline sous diverses couleurs et finitions. Compte tenu d’une forte résistance aux produits chimiques, c’est une membrane que l’on retrouve essentiellement dans les toitures industrielles, commerciales et résidentielles. Très polyvalente,
on l’installe notamment pour aménager un toit plat, mais elle s’adapte également sur des toitures végétalisées.
Membrane bitumeuse
Une membrane bitumeuse bénéficie des capacités robustes et imperméables d’un bitume, et c’est pourquoi on l’utilise dans les travaux d’étanchéité. En plus de disposer d’une forte résistance à l’humidité et aux aléas climatiques, il s’agit d’une membrane économique. Un support d’étanchéité en bitume est facile à réparer en cas de dégradation de la membrane. Solide et pratique, la membrane bitumeuse peut être fixée sur un toit plat ou en pente, notamment les toitures terrasses.
Il existe d’ailleurs différents types
de pose : par adhérence, par fusion, de façon mécanique ou avec un autoadhésif.
Résine polyuréthane
En plus des revêtements d’étanchéité, il existe aussi des membranes liquides telles que la résine polyuréthane. Elle permet d’obtenir un résultat du plus bel effet dès la première couche, puisque la pose de cette résine ne nécessite aucun joint ni aucune soudure. C’est ce qui rend d’ailleurs la pose très facile et rapide à mettre en œuvre. Très résistante aux rayons UV et aux frottements, la résine polyuréthane adhère sur l’ensemble des matériaux et elle est très flexible. Elle permet aussi une étanchéité impeccable face au contact des liquides et des gaz. Même si cette technique d’étanchéité est moins utilisée que les autres membranes, elle s’adapte facilement aux projets de toitures, de terrasses, voire des ouvrages dont l’étanchéité est plus complexe.
Quelles sont les solutions qui existent pour une étanchéité de façade ?
Tout comme le toit, l’étanchéité d’une façade doit assurer le bon maintien de l’ouvrage sur la durée, indépendamment des aléas climatiques.
Les parois extérieures du bâtiment doivent ainsi empêcher toute infiltration de l’eau, de l’air et de la chaleur. L’étanchéité des façades doit s’effectuer régulièrement, tous les 5 à 10 ans idéalement. Il existe plusieurs moyens pour garantir l’étanchéité d’une façade.

Un produit hydrofuge
On peut appliquer un produit hydrofuge sur les parois. Le rendu reste soigné, puisqu’on obtient une couche translucide et imperméable. C’est une solution efficace pour protéger une façade contre l’infiltration d’eau et d’air lors des intempéries. Toutefois, il est fondamental de vérifier que la façade soit bien en bon état avant d’appliquer la solution hydrofugée. Autrement, il est recommandé d’effectuer des réparations adaptées sur la façade.
Un nouveau revêtement
de façade
Dans le cas où les murs du bâtiment semblent vraiment abîmés, il peut être judicieux de poser une nouvelle façade. Cela signifie qu’on fixe un nouveau revêtement directement sur l’ancien mur, ou sur une couche d’isolation. On peut appliquer du crépi,
de l’enduit à la chaux ou des pierres de parement. Cette technique est plus complexe, mais elle permet de renforcer l’isolation par les murs.
Et cela permet d’optimiser la consommation énergétique dans les locaux.
La peinture
anti-humidité
La peinture anti-humidité reste une solution économique, 2 en 1 et facile à mettre en œuvre. En plus d’empêcher les infiltrations d’eau et d’air dans les parois, elle laisse toutefois les murs « respirer », en laissant s’échapper les vapeurs d’eau vers l’extérieur du bâtiment. Enfin, c’est une solution d’étanchéité 2 en 1 puisque la façade bénéficie également d’un nouveau design de couleur.
Rejointoiement (notamment pour une façade en briques)
Le rejointoiement est une technique adaptée pour une façade qui laisse apparaître des fissures et des éclats. C’est notamment le cas des murs en briques. Et s’il s’agit de travaux de rénovation en façade, le rejointoiement est une des meilleures méthodes puisqu’elle consiste à remplacer tous les joints abîmés par du mortier. Après le rejointoiement, il est préférable d’appliquer une couche d’hydrofuge avant de repeindre les murs.
Injection des
murs humides
L’injection des parois extérieures est une méthode spécifique. Elle permet de lutter contre l’humidité ascensionnelle, c’est-à-dire les traces d’humidité qui remontent sur les murs d’un bâtiment. Il s’agit d’injecter un produit hydrofuge spécial dans les murs atteints par l’humidité.